Traitement de l’anxiété sociale

Médicaments pour l’anxiété sociale

Les médicaments peuvent réduire les symptômes d’anxiété sociale chez certaines personnes adultes, en particulier lorsque la peur est étendue, persistante ou associée à une dépression ou à un autre trouble anxieux. Les options médicamenteuses les mieux établies sont certains antidépresseurs, notamment les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et l’inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) venlafaxine.

Les médicaments ne sont pas nécessaires pour tout le monde, ne remplacent pas l’apprentissage social et peuvent provoquer des effets indésirables. Le choix nécessite une discussion individualisée avec un professionnel habilité à prescrire au sujet des données scientifiques, de vos antécédents de santé, des autres médicaments et substances, des considérations liées à la grossesse, du suivi, de vos préférences et des alternatives.

Réponse brève

Les ISRS et les IRSN disposent des données médicamenteuses les plus solides pour le trouble d’anxiété sociale chez l’adulte. NICE recommande comme traitement initial chez l’adulte une TCC spécifiquement conçue pour l’anxiété sociale ; si une personne adulte refuse le traitement cognitivo-comportemental et préfère un médicament, la recommandation britannique conseille de discuter d’un ISRS. Les autres recommandations, autorisations et médicaments disponibles varient selon les pays.

Ces médicaments sont généralement pris régulièrement, et non uniquement avant une situation sociale. Les bénéfices apparaissent progressivement, la réponse varie et des effets indésirables précoces peuvent survenir avant l’amélioration. La prescription doit comprendre un consentement éclairé, une vérification des interactions et de la sécurité, un plan de suivi ainsi que des consignes en cas de dose oubliée et pour l’arrêt ultérieur du traitement.

Aperçu des données scientifiques

Les données comparatives soutiennent généralement la TCC spécifique au trouble comme l’un des principaux traitements initiaux chez l’adulte. Les médicaments restent une option légitime fondée sur les données lorsqu’ils sont préférés, lorsque la TCC n’est pas disponible, après une réponse insuffisante ou lorsque la situation clinique le justifie. La décision n’oppose pas des soins « naturels » à des soins « médicaux » ; elle consiste à comparer les bénéfices probables, les contraintes, l’incertitude, l’accès et les objectifs.

Les données sont plus limitées pour les médicaments de recours, les stratégies d’augmentation, l’ordre optimal des traitements et les résultats à long terme. Les essais publiés peuvent sous-représenter les comorbidités complexes, la grossesse, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies physiques et les groupes confrontés à des obstacles ou à la discrimination. Les recommandations doivent donc être associées à des soins individualisés.

Pour une comparaison plus large, consultez Traitement de l’anxiété sociale et Normes en matière de preuves scientifiques.

Ce que les médicaments peuvent — et ne peuvent pas — changer

Lorsqu’ils sont efficaces, les médicaments peuvent réduire :

  • l’anxiété anticipatoire avant des situations sociales ou de performance ;
  • la peur sociale et la détresse générales ;
  • l’activation physique et les symptômes proches de la panique ;
  • la pression à éviter, à fuir ou à utiliser des substances pour faire face ;
  • les symptômes dépressifs ou anxieux associés, selon le médicament et le diagnostic.

La diminution des symptômes peut faciliter la participation à une thérapie, la pratique de l’exposition, le travail, les études, les relations ou le repos. Cependant, les médicaments n’enseignent pas directement l’affirmation de soi, la conversation, le déplacement de l’attention, la pose de limites, les compétences relationnelles ni la manière d’interpréter un revers social. Ils ne modifient pas automatiquement les comportements de sécurité, la honte, le perfectionnisme, la rumination ou les croyances concernant le jugement.

Les médicaments ne peuvent pas non plus corriger un environnement professionnel hostile, le harcèlement, les abus, la discrimination, l’isolement, la pauvreté ou un environnement inaccessible. La réduction des symptômes ne doit pas servir à faire tolérer à une personne un préjudice réel.

Options médicamenteuses établies chez l’adulte

Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)

Les ISRS sont des antidépresseurs également utilisés pour les troubles anxieux. Le fait qu’on vous en propose un ne signifie pas que le clinicien pense que l’anxiété sociale est « simplement une dépression ». Plusieurs ISRS disposent de données pour le trouble d’anxiété sociale, mais les indications autorisées et les choix habituels diffèrent selon les pays.

Dans son parcours britannique, NICE cite l’escitalopram ou la sertraline lorsqu’une personne adulte choisit un médicament après avoir refusé le traitement cognitivo-comportemental. Si ces médicaments n’aident pas ou ne sont pas tolérés, la recommandation énumère d’autres options plus tard dans la séquence. Il s’agit d’un parcours propre à une recommandation, et non d’une instruction universelle ni de l’affirmation que les médicaments nommés conviennent à tout le monde.

Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN)

La venlafaxine est l’IRSN dont les données sont établies pour l’anxiété sociale et figure dans NICE comme alternative après une absence de réponse ou une intolérance aux premiers ISRS. Les IRSN partagent certains effets indésirables avec les ISRS et peuvent nécessiter des précautions supplémentaires, notamment concernant la pression artérielle ou la fréquence cardiaque. La venlafaxine est également associée à des symptômes d’arrêt potentiellement importants.

Il n’existe pas d’antidépresseur universellement « meilleur »

Le choix peut tenir compte de la réponse personnelle ou familiale antérieure, des autres diagnostics, du sommeil et de l’énergie, des effets sexuels et digestifs, des préoccupations liées au poids, des risques cardiovasculaires et hémorragiques, de la grossesse ou de l’allaitement, des interactions, de la toxicité en cas de surdosage, du risque de symptômes d’arrêt, de la disponibilité, du coût et des priorités de la personne. Le professionnel prescripteur doit expliquer pourquoi une option précise est proposée.

Autres classes de médicaments

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO)

Certains IMAO, en particulier la phénelzine, disposent de données pour le trouble d’anxiété sociale. Il s’agit généralement d’options spécialisées de recours en raison de leurs effets indésirables, de leurs interactions potentiellement graves avec les aliments et les médicaments, des délais de transition nécessaires et, pour les IMAO irréversibles, de précautions de sécurité strictes. Le moclobémide, inhibiteur réversible de la monoamine-oxydase A, est disponible dans certains pays mais pas dans d’autres et a montré des bénéfices moins constants.

Les IMAO ne doivent pas être associés sans précaution à des antidépresseurs, des stimulants, des décongestionnants, certains antalgiques, des drogues récréatives, des compléments ou de nombreux autres produits. Les restrictions alimentaires et médicamenteuses doivent être données directement par le prescripteur et le pharmacien.

Bêtabloquants

Les bêtabloquants comme le propranolol sont parfois prescrits hors AMM pour réduire les symptômes physiques dans des situations de performance bien délimitées. Ils ne constituent pas des traitements établis pour l’ensemble du trouble d’anxiété sociale. Une revue systématique de 2025 n’a pas trouvé de preuve robuste de bénéfice pour les troubles anxieux, y compris la phobie sociale, même si les données incluses étaient peu nombreuses et méthodologiquement limitées.

Les bêtabloquants peuvent diminuer la fréquence cardiaque et la pression artérielle et ne pas convenir en cas d’asthme ou de certaines affections respiratoires, cardiovasculaires, métaboliques ou circulatoires. Ils peuvent également interagir avec d’autres médicaments. Le fait de les utiliser « seulement pour une présentation » ne rend pas leur usage sans supervision sûr.

Benzodiazépines

Certaines benzodiazépines ont montré des effets anxiolytiques à court terme, mais NICE déconseille de les proposer systématiquement pour le trouble d’anxiété sociale chez l’adulte. Les risques peuvent inclure la sédation, une altération de l’attention et de la mémoire, un ralentissement du temps de réaction, des chutes, une tolérance, une dépendance, des symptômes de sevrage et des interactions dangereuses avec l’alcool, les opioïdes, les somnifères ou d’autres sédatifs.

Les benzodiazépines peuvent également rendre plus difficile l’évaluation de ce qui a été appris lors d’une tâche sociale si l’amélioration est entièrement attribuée au médicament. Elles ne doivent pas être empruntées, achetées de manière informelle, mélangées à des substances ni arrêtées brutalement après une utilisation régulière sans avis médical ; le sevrage peut être grave.

Anticonvulsivants, tricycliques, antipsychotiques, buspirone et autres médicaments

Certains produits disposent de données limitées, mitigées ou préliminaires, mais leur bénéfice potentiel doit être mis en balance avec le poids des effets indésirables et des solutions mieux étayées. NICE déconseille de proposer systématiquement des anticonvulsivants, des antidépresseurs tricycliques ou des antipsychotiques spécifiquement pour le trouble d’anxiété sociale chez l’adulte. Un médicament peut néanmoins être prescrit pour un autre diagnostic ; cela diffère de sa recommandation comme traitement courant de l’anxiété sociale.

Millepertuis, compléments et produits en vente libre

NICE déconseille le millepertuis et les autres préparations en vente libre pour le trouble d’anxiété sociale, car les données manquent et les interactions peuvent être importantes. Le millepertuis peut modifier l’effet de nombreux médicaments, notamment les antidépresseurs, les contraceptifs, les anticoagulants, les traitements antirejet, les antiépileptiques et d’autres produits. « Naturel », « apaisant » ou disponible sans ordonnance ne signifie pas sûr, efficace ou compatible avec le traitement.

Avant et après le début d’un médicament

Évaluation avant la prescription

Le professionnel prescripteur peut avoir besoin d’examiner :

  • le diagnostic, la sévérité, le retentissement, les objectifs et les traitements antérieurs ;
  • la dépression, le risque d’automutilation ou de suicide, les symptômes bipolaires ou maniaques, la psychose, les traumatismes, les difficultés alimentaires et l’usage de substances ;
  • les maladies physiques, les allergies, la pression artérielle, les antécédents cardiaques, les crises convulsives, le risque hémorragique, les problèmes hépatiques ou rénaux et les autres facteurs de santé pertinents ;
  • tous les médicaments sur ordonnance, les produits sans ordonnance, les compléments, la caféine ou les stimulants, l’alcool, le cannabis et les substances récréatives ;
  • les effets indésirables antérieurs, les expériences d’arrêt et la réponse personnelle ou familiale aux médicaments ;
  • la grossesse, le projet de grossesse, les priorités en matière de fertilité, l’allaitement et la santé sexuelle ;
  • le risque de surdosage, la possibilité de conserver le médicament en sécurité et le soutien disponible pour le suivi.

Tout le monde n’a pas besoin du même examen physique ni des mêmes analyses. Le prescripteur doit expliquer ce qui est indiqué et pourquoi.

Consentement éclairé

Vous devez recevoir des informations compréhensibles sur les bénéfices attendus, les effets indésirables fréquents et importants, les interactions, une éventuelle activation précoce, les délais probables, le suivi, les alternatives, la conduite à tenir si les symptômes s’aggravent et la manière dont le médicament serait finalement réduit. Demandez si l’usage est autorisé pour l’anxiété sociale dans votre pays ou hors AMM, et ce que cela implique.

Suivi précoce

Les effets indésirables peuvent apparaître avant le bénéfice thérapeutique. NICE recommande un suivi peu après le début d’un ISRS ou d’un IRSN et une surveillance initiale plus étroite chez les personnes de moins de 30 ans, car les antidépresseurs sont associés à une augmentation des pensées suicidaires et de l’automutilation chez une minorité de jeunes. Toute personne évaluée comme présentant un risque suicidaire nécessite un suivi rapproché, quel que soit son âge. Les recommandations locales peuvent différer, mais un plan de sécurité clair ne devrait pas être facultatif.

Combien de temps avant un effet ?

Le bénéfice est progressif plutôt qu’immédiat. NICE indique que l’effet anxiolytique se développe sur deux semaines ou davantage, tandis que son point de décision en cas de réponse partielle à un premier ISRS se situe après 10 à 12 semaines. Cela ne signifie pas que tout le monde doit attendre aussi longtemps malgré des effets indésirables graves, ni que personne ne s’améliore plus tôt. Le délai dépend du médicament, de la dose, de l’observance, de la tolérance et de la situation clinique, et doit être réévalué par le prescripteur.

Effets indésirables et sécurité

Les effets indésirables varient selon le médicament et la personne. Certains sont légers et temporaires ; d’autres sont persistants, inacceptables ou médicalement importants. Une discussion équilibrée ne doit ni les minimiser ni laisser entendre qu’ils toucheront tout le monde.

Les ISRS et les IRSN peuvent être associés à :

  • des nausées, une diarrhée, une constipation, des modifications de l’appétit ou d’autres symptômes digestifs ;
  • des maux de tête, des vertiges, une transpiration, une sécheresse buccale ou de la fatigue ;
  • une somnolence, une insomnie, des rêves intenses, une agitation ou une nervosité ;
  • une augmentation de l’anxiété ou une sensation d’excitation nerveuse au début du traitement ;
  • des effets sexuels tels qu’une baisse du désir, des difficultés d’excitation, des troubles de l’érection, un orgasme retardé ou une impossibilité d’atteindre l’orgasme ;
  • un émoussement émotionnel ou le sentiment d’être moins réactif émotionnellement ;
  • une variation du poids au fil du temps ;
  • des effets sur la pression artérielle ou la fréquence cardiaque, surtout avec certains IRSN ;
  • des symptômes liés à l’arrêt en cas de doses oubliées ou de réduction trop rapide.

Des problèmes moins fréquents mais graves peuvent également survenir, notamment des réactions allergiques sévères, une toxicité sérotoninergique, des saignements cliniquement significatifs, une baisse du sodium, des crises convulsives, des troubles dangereux du rythme chez les personnes vulnérables ou prenant des médicaments en interaction, ainsi qu’une manie ou une hypomanie chez les personnes prédisposées au trouble bipolaire. Les risques pertinents diffèrent considérablement selon le médicament et les antécédents de santé.

Quand demander une aide urgente

Suivez la notice du médicament et les consignes d’urgence du prescripteur. Demandez une aide médicale urgente en cas de signes de réaction allergique grave, de confusion ou d’agitation intense avec fièvre et symptômes musculaires, de perte de connaissance, de crise convulsive, de symptômes thoraciques sévères, d’aggravation rapide d’une manie ou de tout autre changement physique ou mental alarmant. Des pensées suicidaires nouvelles ou plus intenses, des envies de s’automutiler ou l’impossibilité de rester en sécurité nécessitent un soutien immédiat.

Ne supportez pas en silence des effets inacceptables

Les effets sexuels, l’émoussement émotionnel, les variations de poids, la fatigue et les autres préoccupations liées à la qualité de vie sont des critères légitimes d’évaluation du traitement. Parlez-en au prescripteur. Les options peuvent comprendre une surveillance, une modification de l’horaire ou de la dose, un changement de traitement ou une autre stratégie, mais ces décisions nécessitent un avis clinique.

Interactions, alcool et autres substances

Remettez au prescripteur et au pharmacien une liste complète de tout ce que vous prenez, y compris les produits utilisés seulement à l’occasion. Le risque d’interaction peut concerner les antidépresseurs, les IMAO, les benzodiazépines, les bêtabloquants, les antalgiques, les médicaments contre la migraine, les remèdes contre le rhume, les stimulants, les somnifères, les anticoagulants, les antibiotiques, les compléments et les substances récréatives.

L’alcool peut aggraver l’anxiété, le sommeil, la dépression, le jugement et les effets indésirables des médicaments. L’association de l’alcool avec des benzodiazépines, des opioïdes ou d’autres médicaments sédatifs peut être particulièrement dangereuse. Le cannabis et d’autres substances peuvent également modifier l’anxiété, la cognition, la fréquence cardiaque, la sédation, la motivation ou le risque de psychose, et rendre la réponse au traitement plus difficile à interpréter.

L’usage de substances peut être une tentative de faire face à l’anxiété sociale et doit pouvoir être abordé sans honte. Il n’exclut pas automatiquement le traitement de l’anxiété sociale, mais une dépendance, un sevrage, un risque de surdosage ou un usage dangereux peuvent nécessiter des soins supplémentaires ou coordonnés. Ne cachez pas votre consommation au prescripteur par peur d’être jugé ; cette information peut être essentielle à votre sécurité.

Comment savoir si le médicament aide

« Je me sens différent » est important, mais incomplet. Avant de commencer, définissez les symptômes cibles et les objectifs fonctionnels. Les progrès peuvent comprendre :

  • moins d’appréhension anticipatoire ou d’activation physique ;
  • le fait d’entrer dans des situations auparavant évitées ;
  • le fait de rester engagé plus longtemps et de moins dépendre de l’alcool ou du réconfort ;
  • une participation accrue au travail, aux études, aux rendez-vous ou dans les relations ;
  • une récupération plus facile après un stress social ;
  • une amélioration d’une dépression associée ou d’un autre trouble anxieux ;
  • des bénéfices supérieurs aux effets indésirables selon les priorités de la personne.

Des échelles validées comme la SPIN ou la LSAS peuvent aider à suivre les symptômes, mais le fonctionnement, la qualité de vie, les effets indésirables et les objectifs personnels comptent également. Une amélioration due au fait d’éviter davantage de situations ne constitue pas un succès thérapeutique significatif.

Réponse partielle

Une réponse partielle peut justifier davantage de temps, un ajustement, l’ajout d’une TCC spécifique au trouble ou un autre plan selon la tolérance et le jugement clinique. NICE recommande d’ajouter une TCC individuelle après une réponse seulement partielle à un premier essai d’ISRS, et d’envisager un médicament en complément d’une TCC après une réponse partielle à un traitement de TCC adéquat.

Absence de réponse ou mauvaise tolérance

Avant de recommander un changement ou une option de recours, le prescripteur peut réexaminer le diagnostic, l’observance, la durée, la dose, les interactions, l’usage de substances, les facteurs médicaux et les troubles associés. N’augmentez pas la dose et ne combinez pas de médicaments de votre propre initiative. Des changements répétés sans réévaluation claire peuvent vous exposer à des risques sans expliquer pourquoi le traitement n’aide pas.

Aggravation

Contactez rapidement le prescripteur si l’anxiété, l’agitation, l’insomnie, l’impulsivité, l’instabilité de l’humeur, les pensées suicidaires ou d’autres symptômes s’aggravent. L’urgence dépend de la gravité ; un danger immédiat nécessite une aide d’urgence ou de crise plutôt que d’attendre un rendez-vous ordinaire.

Combien de temps poursuivre et comment arrêter

Après une bonne réponse, poursuivre le médicament pendant un certain temps peut réduire le risque de rechute. NICE recommande de maintenir un médicament efficace pendant au moins six mois supplémentaires après une bonne réponse au cours des trois premiers mois. La durée appropriée peut être plus longue ou plus courte selon les rechutes, les symptômes résiduels, les effets indésirables, les circonstances de vie, les progrès en thérapie et les préférences.

L’arrêt n’est pas la même chose que l’addiction

Les ISRS et les IRSN ne sont pas considérés comme addictifs de la même manière que les benzodiazépines, les opioïdes ou certaines drogues récréatives. Toutefois, le système nerveux s’y adapte et une réduction trop rapide peut provoquer des symptômes liés à l’arrêt. Une dépendance physique au sens de cette adaptation est réelle même sans envie irrépressible, intoxication ou usage compulsif.

Les symptômes liés à l’arrêt peuvent comprendre :

  • des vertiges, une sensation d’instabilité, des nausées, des symptômes pseudo-grippaux ou une transpiration ;
  • des troubles du sommeil, des rêves intenses, de la fatigue ou des maux de tête ;
  • de l’anxiété, de l’irritabilité, une baisse de l’humeur, de l’agitation ou une tendance à pleurer ;
  • des sensations inhabituelles parfois décrites comme des décharges électriques ;
  • d’autres symptômes selon le médicament et la vitesse de réduction.

Les symptômes d’arrêt peuvent être confondus avec une rechute, et les deux peuvent survenir. Le moment d’apparition, le profil des symptômes, la réponse à une reprise et les antécédents cliniques peuvent aider à les distinguer, mais l’évaluation n’est pas toujours simple.

Réduisez le traitement avec le prescripteur

NICE recommande une réduction progressive. Le plan peut devoir être plus lent après un usage prolongé, à fortes doses, avec des médicaments à demi-vie plus courte, en cas de difficultés d’arrêt antérieures ou si des symptômes apparaissent. Il n’existe pas un seul calendrier de réduction adapté à tout le monde. Si des symptômes surviennent, contactez le prescripteur plutôt que d’alterner les doses, de les sauter de manière imprévisible ou d’improviser avec les formes pharmaceutiques.

Si vous oubliez une dose, suivez la notice officielle ou les consignes de votre prescripteur ou pharmacien. Ne doublez pas automatiquement la dose suivante.

Médicaments et traitement psychologique

Les médicaments et la thérapie agissent par des voies en partie différentes. Les médicaments peuvent réduire l’intensité des symptômes. La TCC spécifique au trouble crée un apprentissage direct concernant les prédictions, l’attention, l’évitement, les comportements de sécurité, les images mentales et la rumination. Une personne peut préférer l’un ou l’autre traitement, les utiliser successivement ou les associer après une décision partagée.

L’association n’est pas automatiquement nécessaire ni supérieure pour tout le monde. Elle peut augmenter le coût, les effets indésirables et la complexité. NICE propose spécifiquement une association après une réponse partielle plutôt que de recommander systématiquement les deux traitements dès le départ à tous les adultes.

Les médicaments n’annulent pas les expériences comportementales ni l’exposition. La question utile est de savoir si la personne peut s’engager et apprendre, et non si l’anxiété est totalement non médicamenteuse. Si quelqu’un pense « je n’ai réussi que grâce au comprimé », la thérapie peut examiner cette interprétation avec prudence sans exiger de modifications médicamenteuses dangereuses.

Ne réduisez jamais un médicament pour rendre une exposition « plus authentique », sauf si le prescripteur a recommandé et supervisé ce changement de manière indépendante.

Considérations particulières

Enfants et adolescents

NICE recommande une TCC individuelle ou de groupe centrée sur l’anxiété sociale pour les enfants et les adolescents et déconseille de proposer systématiquement un médicament spécifiquement pour le trouble d’anxiété sociale dans ce groupe d’âge. Un médicament peut être envisagé pour d’autres raisons cliniques ou des situations complexes sous soins spécialisés, mais les parcours pour adultes ne doivent pas être transposés aux mineurs. Un traitement antidépresseur chez les jeunes nécessite une surveillance attentive des pensées suicidaires et des changements de comportement.

Grossesse, projet de grossesse et allaitement

Parlez-en tôt avec le prescripteur et le professionnel obstétrical ou périnatal concerné. La maladie non traitée comme l’exposition médicamenteuse peuvent comporter des risques, variables selon le médicament, le moment, la dose, l’état de santé et les antécédents individuels. N’arrêtez pas brutalement après avoir découvert une grossesse ; demandez un avis individualisé. La fertilité et les effets sexuels peuvent également compter avant la conception.

Trouble bipolaire et élévation de l’humeur

Les antidépresseurs peuvent contribuer à une manie ou une hypomanie chez les personnes vulnérables. Signalez au clinicien des périodes d’humeur inhabituellement élevée ou irritable, un besoin de sommeil fortement réduit, des pensées accélérées, des comportements impulsifs ou risqués, une psychose, ainsi que des antécédents personnels ou familiaux de trouble bipolaire. Une élévation rapide de l’humeur après le début du traitement nécessite une réévaluation clinique rapide.

Personnes âgées et comorbidités médicales

Les chutes, un faible taux de sodium, les saignements, le rythme cardiaque, la pression artérielle, la fonction rénale ou hépatique, les effets cognitifs et les multiples interactions médicamenteuses peuvent nécessiter des précautions supplémentaires. L’âge seul n’exclut pas un traitement, mais le suivi et les options privilégiées peuvent différer.

Neurodivergence et handicap

Les médicaments peuvent réduire une anxiété associée, mais ne doivent pas servir à effacer des traits autistiques, des différences de communication, des besoins sensoriels ou l’auto-défense liée au handicap. L’évaluation doit distinguer la peur sociale de la surcharge sensorielle, du camouflage, des malentendus, du traumatisme et des véritables obstacles d’accessibilité.

Conduite, travail et activités sensibles pour la sécurité

La sédation, les vertiges, le ralentissement du temps de réaction, la vision trouble, l’agitation ou les difficultés de concentration peuvent affecter la conduite, l’utilisation de machines, le travail en hauteur, les tâches cliniques et d’autres activités à risque. Respectez la loi locale, les avertissements officiels du médicament et les conseils du prescripteur ou du pharmacien, en particulier lors du début, d’un changement ou d’une association de traitements.

Questions à poser au prescripteur

  • Quel diagnostic et quels symptômes cibles ce médicament est-il censé traiter ?
  • Pourquoi proposez-vous cette option plutôt qu’une TCC, un autre médicament ou une surveillance attentive ?
  • Est-il autorisé pour le trouble d’anxiété sociale dans ce pays ou s’agit-il d’un usage hors AMM ?
  • Quels bénéfices sont réalistes et quand devons-nous réévaluer son efficacité ?
  • Quels effets fréquents, graves, sexuels, émotionnels, liés au poids, au sommeil et à l’arrêt dois-je connaître ?
  • Peut-il interagir avec mes médicaments, compléments, contraceptifs, l’alcool, le cannabis, la caféine ou d’autres substances ?
  • Mes antécédents médicaux, mes projets de grossesse, mon âge, un risque bipolaire ou d’autres diagnostics modifient-ils le choix ?
  • Quels symptômes nécessitent un appel ordinaire, une évaluation urgente ou une aide d’urgence ?
  • À quelle fréquence le suivi aura-t-il lieu et comment seront surveillés les symptômes, le fonctionnement, les effets indésirables et le risque suicidaire ?
  • Que dois-je faire si j’oublie une dose ?
  • S’il fonctionne, combien de temps pourrais-je le poursuivre ?
  • Que comprendrait une réduction supervisée et quel est le plan si des symptômes liés à l’arrêt apparaissent ?
  • Quelle est l’étape suivante en cas de bénéfice partiel, d’absence de bénéfice ou d’effets indésirables inacceptables ?

Un prescripteur doit accueillir les questions éclairées et expliquer les incertitudes. Si la consultation est brève, apportez une liste écrite de vos médicaments et les trois ou quatre questions les plus importantes pour vous.

Quand une aide plus immédiate est nécessaire

Contactez rapidement un clinicien en cas d’aggravation importante, d’effets indésirables graves, d’agitation ou d’insomnie croissantes, de signes de manie, de nouvelles pensées suicidaires, d’associations dangereuses de substances ou de difficultés à arrêter un médicament. Une suspicion de surdosage, une réaction grave ou un danger immédiat nécessitent une aide médicale d’urgence.

Si vous risquez de vous faire du mal ou d’en faire à quelqu’un, si vous ne pouvez pas rester en sécurité ou si vous êtes en danger immédiat, contactez dès maintenant les services d’urgence locaux ou un service de crise approprié. Utilisez la page d’aide en situation de crise pour trouver des options.

Points clés

  • Les ISRS et l’IRSN venlafaxine disposent des données médicamenteuses les mieux établies pour le trouble d’anxiété sociale chez l’adulte.
  • Les choix de médicaments, les autorisations et les séquences de traitement varient selon le pays et les facteurs de santé individuels.
  • Les bénéfices apparaissent progressivement, tandis que les effets indésirables peuvent survenir tôt ; un suivi planifié est essentiel.
  • Les effets sexuels, l’émoussement émotionnel, le sommeil, le poids et la qualité de vie sont des éléments légitimes de l’évaluation du traitement.
  • Les bêtabloquants ne sont pas des traitements généraux établis du trouble d’anxiété sociale, et NICE ne recommande pas systématiquement les benzodiazépines.
  • Les IMAO sont des options spécialisées de recours avec d’importantes précautions alimentaires, médicamenteuses et concernant les délais de transition.
  • Les médicaments peuvent réduire les symptômes mais n’enseignent pas directement les changements d’apprentissage et interpersonnels ciblés par la TCC.
  • Ne combinez pas, n’empruntez pas, n’arrêtez pas et ne modifiez pas un médicament sans avis qualifié ; les symptômes liés à l’arrêt sont réels et la réduction doit être individualisée.
  • L’enfance et l’adolescence, la grossesse, le risque bipolaire, l’usage de substances, l’âge avancé, les maladies physiques et la prise de plusieurs médicaments nécessitent une évaluation supplémentaire.

Pour aller plus loin

Ces pages replacent les médicaments dans le contexte plus large du traitement et de la prise de décision.

TCC pour l’anxiété sociale

Découvrez ce qu’implique une TCC spécifique au trouble, comment elle fonctionne et comment évaluer les compétences du thérapeute.

Thérapie d’exposition

Comprenez comment une pratique d’approche planifiée produit un apprentissage sans nécessiter de modification du traitement médicamenteux.

Comment choisir un thérapeute

Évaluez les qualifications professionnelles, les compétences en matière d’anxiété sociale, l’adéquation, la planification et les signaux d’alerte.

Références

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