Ce qui entretient l’anxiété sociale

Comportements de sécurité dans l’anxiété sociale

Les comportements de sécurité sont des stratégies utilisées pour prévenir le jugement, l’embarras, le rejet, la visibilité de l’anxiété, les conflits ou la perte de contrôle dans les situations sociales.

Ils peuvent consister à répéter ses phrases à l’avance, éviter le regard, cacher le rougissement, parler le moins possible, se préparer excessivement, vérifier son apparence, chercher à être rassuré, rester près d’une personne sécurisante, utiliser son téléphone comme un bouclier ou boire de l’alcool pour se sentir plus à l’aise.

Ces stratégies sont compréhensibles et réduisent souvent l’anxiété sur le moment. À long terme, elles peuvent toutefois maintenir la croyance que les situations sociales ne sont gérables qu’avec une protection.

Réponse brève

Les comportements de sécurité sont des actions réalisées pendant ou autour d’une situation sociale afin de réduire le risque perçu d’un résultat redouté.

Ils se distinguent de l’évitement complet. Éviter signifie ne pas entrer dans la situation redoutée ou ne pas accomplir l’action qui fait peur. Les comportements de sécurité permettent une certaine participation tout en maintenant une protection.

Par exemple, ne pas aller à une fête relève de l’évitement. Y aller, mais rester sur son téléphone, parler uniquement à une personne de confiance, préparer chaque phrase et partir tôt implique des comportements de sécurité et un évitement partiel.

Pourquoi les comportements de sécurité comptent

Les comportements de sécurité sont généralement liés à une prédiction précise :

  • « Si je ne répète pas, je vais rester bloqué. »
  • « Si je les regarde dans les yeux, ils verront que je suis anxieux. »
  • « Si je parle naturellement, je vais dire quelque chose de stupide. »
  • « Si je ne cache pas mon visage, ils verront que je rougis. »
  • « Si je ne suis pas d’accord, ils vont me rejeter. »
  • « Si je ne me prépare pas parfaitement, je vais me ridiculiser. »

Le comportement remplit une fonction : il vise à prévenir la honte, la critique, le rejet, une anxiété visible, la gêne ou le sentiment d’être exposé.

Prédiction

L’esprit anticipe une conséquence socialement douloureuse.

Protection

La personne utilise une stratégie destinée à la prévenir ou à la dissimuler.

Soulagement temporaire

La personne se sent un peu plus en sécurité ou davantage en contrôle.

Attribution

Tout résultat favorable est attribué à la protection.

Peur persistante

La personne ne sait toujours pas ce qui se passerait sans ce comportement.

Le problème n’est pas que la stratégie soit dépourvue de sens. C’est que la protection répétée peut empêcher un apprentissage plus profond : la personne pourrait peut-être tolérer l’anxiété, l’incertitude et l’imperfection sans tout contrôler.

Comportements de sécurité fréquents

Les comportements de sécurité peuvent être physiques, verbaux, mentaux, interpersonnels ou liés à la préparation.

Cacher les symptômes physiques

Par exemple :

  • Utiliser des vêtements ou du maquillage principalement pour cacher le rougissement ou la transpiration
  • Garder les mains cachées pour que les autres ne voient pas qu’elles tremblent
  • Serrer fortement un objet pour contrôler les tremblements
  • Éviter les lumières vives
  • Tourner la tête lorsque le visage devient chaud
  • Parler moins pour dissimuler une voix tremblante
  • Contrôler rigidement sa posture pour paraître calme
  • Éviter de manger ou de boire parce que les symptômes pourraient être visibles

Ces stratégies peuvent accroître la surveillance des symptômes physiques et rendre les changements corporels plus perceptibles et plus menaçants.

Contrôler sa manière de parler

  • Répéter les phrases avant de les dire
  • Prévoir toutes les réponses possibles
  • Parler très peu ou répondre brièvement
  • Éviter les plaisanteries, les opinions ou les informations personnelles
  • Se précipiter pour éviter les silences
  • Lire directement ses notes
  • Parler vite pour terminer plus tôt
  • Poser une question uniquement lorsqu’on est certain qu’elle paraît « correcte »

Chercher à contrôler chaque mot peut rendre la conversation laborieuse et moins naturelle. La personne peut paraître réservée ou distante alors qu’elle s’efforce surtout d’éviter l’embarras.

Réduire le regard et la visibilité

  • Regarder vers le bas ou ailleurs
  • S’asseoir au fond ou à la périphérie d’un groupe
  • Choisir des places peu visibles
  • Arriver en retard ou partir tôt
  • Regarder son téléphone
  • Orienter son corps à l’écart des autres
  • Rester près d’une personne de confiance

Ces comportements peuvent réduire momentanément la sensation d’être observé tout en éloignant davantage la personne de l’échange.

Se préparer excessivement

  • Écrire des scripts pour des conversations ordinaires
  • Se préparer bien au-delà de ce qu’exige une réunion
  • Mémoriser chaque mot d’une présentation
  • Rechercher toutes les questions possibles avant un rendez-vous
  • Vérifier les détails à plusieurs reprises
  • Prévoir des possibilités de sortie
  • Passer des heures à préparer une interaction brève

La préparation n’est pas problématique en soi. Elle risque davantage d’entretenir l’anxiété lorsqu’elle est guidée par la croyance que toute incertitude ou imperfection serait intolérable.

Chercher à être rassuré

  • « Est-ce que j’ai eu l’air bizarre ? »
  • « Est-ce que c’était gênant ? »
  • « Tu crois qu’ils étaient contrariés ? »
  • « Est-ce que j’avais le visage rouge ? »
  • « Est-ce que j’ai trop parlé ? »
  • « Tu es sûr qu’ils m’apprécient ? »

Être rassuré peut aider brièvement, mais le soulagement s’estompe souvent. La personne peut poser de nouveau la question ou considérer la réponse comme une simple marque de politesse, ce qui l’empêche d’apprendre à tolérer l’incertitude.

Vouloir plaire et prévenir les conflits

  • Ne jamais dire non
  • Cacher son désaccord
  • S’excuser excessivement
  • Approuver des opinions que l’on ne partage pas
  • Rire ou sourire pour masquer son malaise
  • Inhiber sa colère
  • Ne pas exprimer ses demandes ni ses préférences
  • Surveiller l’humeur de tout le monde

Vouloir plaire aux autres peut réduire le risque de désapprobation immédiate tout en empêchant une relation authentique. Les autres peuvent connaître la version conciliante de la personne tandis que ses besoins et ses opinions restent cachés.

Utiliser de l’alcool

L’alcool peut réduire la conscience de soi avant une fête, un rendez-vous amoureux, une présentation ou une activité de groupe. Il devient un comportement de sécurité lorsque la personne croit de plus en plus : « Je ne peux être sociable que si je bois. »

Une utilisation répétée peut empêcher l’apprentissage et entraîner des risques supplémentaires pour la santé ou liés à la consommation de substances.

Comportements de sécurité mentaux

  • Préparer mentalement sa réponse pendant que l’autre personne parle
  • Surveiller chaque mot et chaque réaction
  • Vérifier si l’on paraît maladroit
  • Essayer de supprimer l’anxiété
  • Se forcer à se sentir ou à paraître sûr de soi
  • Se rappeler des règles sur la manière de se comporter
  • Se comparer à toutes les autres personnes
  • Se préparer mentalement au rejet

Ces stratégies internes peuvent être invisibles pour les autres. Elles peuvent néanmoins accroître l’attention centrée sur soi et réduire l’engagement véritable dans l’échange.

Comportements de sécurité et évitement

L’évitement et les comportements de sécurité se produisent souvent ensemble. Cette distinction est utile, car entrer dans une situation ne signifie pas nécessairement s’exposer pleinement à l’expérience redoutée.

Situation Évitement Comportement de sécurité
Réunion Ne pas y assister Y assister sans jamais prendre la parole ni donner son avis
Fête Refuser l’invitation Rester sur son téléphone, ne parler qu’à une personne et partir tôt
Présentation La refuser ou y échapper Lire chaque mot, éviter de regarder le public et parler précipitamment
Conversation Ne pas la commencer Préparer chaque réponse et éviter les sujets personnels
Rencontre amoureuse Ne pas avoir de rendez-vous Avoir des rendez-vous tout en cachant son intérêt, ses besoins et sa vulnérabilité
Désaccord Éviter la conversation Approuver, s’excuser ou atténuer son message jusqu’à ce que son véritable avis disparaisse

Utiliser des comportements de sécurité peut constituer un pas au-delà de l’évitement complet et représenter un véritable progrès. Pour poursuivre l’apprentissage, il peut toutefois être nécessaire de réduire progressivement la protection utilisée pendant la situation.

Comment les comportements de sécurité entretiennent l’anxiété sociale

Ils laissent la prédiction sans réponse

Si une personne traverse une conversation en préparant chaque phrase, elle peut conclure : « Je m’en suis sorti uniquement parce que j’avais tout préparé. »

Si elle participe à un événement en se cachant derrière son téléphone, elle peut conclure : « Je n’ai tenu que parce que je suis resté protégé. »

L’expérience ne répond pas à la question la plus importante : que se serait-il passé avec moins de protection ?

Ils augmentent l’attention centrée sur soi

De nombreux comportements de sécurité nécessitent une surveillance interne constante :

  • Essayer de ne pas rougir exige de surveiller son visage.
  • Essayer de ne pas trembler exige de surveiller ses mains.
  • Essayer de ne pas paraître maladroit exige de surveiller chaque mot.
  • Essayer de paraître calme exige de surveiller son corps.

Cette attention tournée vers l’intérieur peut augmenter l’anxiété et laisser moins de ressources attentionnelles pour la conversation ou la tâche.

Ils peuvent perturber l’interaction sociale

La protection peut involontairement avoir des effets interpersonnels :

  • Éviter le regard peut donner une impression de distance.
  • Parler très peu peut rendre la conversation plus difficile.
  • Préparer excessivement ses réponses peut réduire la spontanéité.
  • Cacher son anxiété peut augmenter la tension visible.
  • Vouloir plaire peut rendre l’échange moins authentique.
  • Partir tôt peut empêcher la familiarité et la proximité de se développer.

Cela ne signifie pas que la personne est responsable de chaque interaction difficile. Cela signifie que les stratégies de protection peuvent avoir des effets involontaires.

Ils donnent l’impression que l’anxiété elle-même est dangereuse

Les comportements de sécurité peuvent renforcer l’idée que l’anxiété doit être cachée ou éliminée avant de pouvoir participer.

Un nouvel apprentissage peut plutôt prendre la forme suivante :

  • « Je peux ressentir de l’anxiété et parler quand même. »
  • « Je peux rougir et rester présent. »
  • « Je peux faire une pause puis continuer. »
  • « Je peux être imparfait et créer tout de même un lien. »
  • « Je peux agir sans savoir exactement ce que les autres pensent. »

Soutien utile ou protection qui entretient l’anxiété ?

Toute stratégie d’adaptation, préparation, aménagement ou source de soutien n’est pas nécessairement néfaste.

Par exemple :

  • Se préparer de manière appropriée à une présentation importante peut être utile.
  • Être accompagné lors d’un rendez-vous médical difficile peut constituer un soutien raisonnable.
  • Choisir un environnement plus calme peut répondre à des besoins sensoriels ou à une préférence réelle.
  • Faire des pauses peut soutenir la régulation et la santé.
  • Poser des limites peut être protecteur et approprié.
  • Utiliser des notes peut améliorer la clarté plutôt que prévenir le jugement.

Un même comportement observable peut remplir des fonctions différentes selon la personne ou la situation.

Comment reconnaître vos comportements de sécurité

Une question utile pour commencer est :

Vous pouvez également vous demander :

  • Que fais-je pour cacher mon anxiété ?
  • Que fais-je pour éviter d’être remarqué ?
  • Qu’est-ce que je contrôle de manière inhabituellement rigoureuse ?
  • Que fais-je pour prévenir le silence ou la gêne ?
  • Que fais-je pour m’assurer que les autres m’apprécient ?
  • Que fais-je pour éviter le désaccord ?
  • Où se porte mon attention pendant ce temps ?
  • Qu’est-ce que je crois qu’il se passerait si j’arrêtais ?

La dernière question révèle la prédiction qui sous-tend le comportement :

Comportement de sécurité Prédiction possible
Éviter le regard « Si je les regarde, ils verront que je suis anxieux. »
Préparer ses phrases « Si je parle naturellement, j’aurai l’air stupide. »
Vouloir plaire aux autres « Si je ne suis pas d’accord, ils vont me rejeter. »
Cacher son rougissement « S’ils voient mon visage, ils vont me juger. »
Chercher à être rassuré « Je ne peux pas tolérer de ne pas savoir ce qu’ils pensent. »
Lire chaque mot de ses notes « Si je perds le fil, je ne pourrai pas me reprendre. »

Réduire progressivement les comportements de sécurité

Abandonner un comportement de sécurité peut donner l’impression d’enlever une armure. Une personne peut s’y être fiée pendant des années et croire sincèrement qu’il prévient l’humiliation ou le rejet.

L’objectif n’est pas de supprimer soudainement toute protection. Il s’agit d’examiner ce qui se passe lorsqu’un comportement est réduit dans une situation gérable.

1. Choisissez un comportement

Par exemple :

  • Moins préparer ses phrases
  • Avoir un regard un peu plus naturel
  • Permettre un silence
  • Vérifier son apparence une fois de moins
  • Moins chercher à être rassuré
  • Garder les mains visibles pendant une partie d’une conversation
  • Laisser sa voix trembler sans s’excuser

2. Nommez la prédiction redoutée

Précisez ce que vous pensez qu’il va se passer :

  • « Ils vont me trouver maladroit. »
  • « Ils vont voir que je suis anxieux. »
  • « Je vais rester bloqué et ne pas réussir à me reprendre. »
  • « Ils vont me rejeter. »
  • « Le silence prouvera que je suis ennuyeux. »

3. Réduisez légèrement le comportement

Une expérience gérable pourrait être :

  • « Je vais poser une question sans la préparer entièrement. »
  • « Je vais laisser un court silence sans me précipiter pour le combler. »
  • « Je vais exprimer une préférence modérée. »
  • « Je ne demanderai pas à être rassuré après cette interaction. »
  • « J’utiliserai des notes brèves au lieu de lire chaque phrase. »

4. Portez votre attention vers la situation

Observez la conversation, la tâche, l’autre personne et l’environnement. Cela fournit des informations plus utiles que de surveiller constamment si vous paraissez anxieux.

5. Examinez ce qui s’est passé

  • Qu’avais-je prédit ?
  • Que s’est-il réellement passé ?
  • Quel degré de protection ai-je utilisé ?
  • Qu’est-ce qui a été difficile mais tolérable ?
  • Le résultat redouté s’est-il produit ?
  • Si quelque chose de désagréable s’est produit, comment ai-je réagi ?
  • Qu’ai-je appris ?

6. Répétez et ajustez

Une seule expérience transforme rarement une croyance ancienne. La répétition dans différentes situations peut favoriser un apprentissage plus souple.

Exemples d’expériences sur les comportements de sécurité

Peur de rougir

Prédiction : « Si les autres me voient rougir, ils vont me trouver faible ou bizarre. »

Comportement de sécurité : Cacher son visage, éviter les endroits très éclairés ou partir dès que le visage devient chaud.

Expérience : Rester dans une conversation brève et raisonnablement sûre tout en réduisant un comportement de dissimulation.

Question d’apprentissage : Le rougissement était-il aussi visible, inacceptable ou difficile à gérer que prévu ?

Peur de paraître maladroit en parlant

Prédiction : « Si je ne prépare pas mes phrases, je vais dire quelque chose de stupide. »

Comportement de sécurité : Préparer mentalement chaque phrase.

Expérience : Dire une phrase ordinaire sans en préparer exactement les mots.

Question d’apprentissage : Que se passe-t-il lorsque la parole est moins contrôlée et que de petites imperfections sont permises ?

Peur du silence

Prédiction : « S’il y a un silence, l’autre personne va me trouver ennuyeux. »

Comportement de sécurité : Se précipiter pour combler chaque silence.

Expérience : Laisser un silence naturel sans essayer immédiatement de le réparer.

Question d’apprentissage : Comment l’autre personne a-t-elle réagi, et la conversation a-t-elle pu continuer ?

Peur du désaccord

Prédiction : « Si je ne suis pas d’accord, ils vont me rejeter. »

Comportement de sécurité : Approuver, s’excuser ou cacher ses préférences personnelles.

Expérience : Exprimer respectueusement une légère différence.

Question d’apprentissage : Une relation peut-elle tolérer la différence, et puis-je faire face au fait de ne pas obtenir une approbation totale ?

Comportements de sécurité et traitement

Les traitements cognitivo-comportementaux efficaces de l’anxiété sociale abordent souvent directement les comportements de sécurité. Cela peut consister à identifier la prédiction redoutée, aborder la situation, déplacer l’attention vers l’extérieur et examiner ce qui se passe avec moins de protection.

Entrer dans une situation redoutée ne suffit pas toujours à lui seul. Si une personne participe tout en restant entièrement protégée, elle peut continuer à croire que cette protection a empêché une catastrophe.

Les expériences comportementales peuvent aider à transformer un comportement de sécurité qui semble absolument nécessaire en une prédiction susceptible d’être examinée.

Points clés

  • Les comportements de sécurité sont des stratégies destinées à prévenir un résultat social redouté.
  • Ils se distinguent de l’évitement complet parce que la personne entre dans la situation tout en restant protégée.
  • Ils peuvent bloquer de nouveaux apprentissages, augmenter l’attention centrée sur soi et perturber l’interaction naturelle.
  • Un même comportement peut constituer un soutien utile dans un contexte et une protection qui entretient l’anxiété dans un autre.
  • La fonction, la rigidité, les coûts du comportement et son lien avec une prédiction redoutée comptent davantage que son apparence seule.
  • Les comportements de sécurité semblent souvent nécessaires parce qu’ils ont servi d’armure.
  • Il est généralement préférable de les réduire progressivement et de façon expérimentale.
  • L’objectif n’est pas de supprimer le soutien ni d’atteindre une confiance parfaite, mais d’accroître la liberté et la souplesse.

Pour aller plus loin

Ces pages expliquent comment les comportements de sécurité interagissent avec d’autres aspects de l’anxiété sociale.

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TCC pour l’anxiété sociale

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Références

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Leigh, E., Chiu, K., & Clark, D. M. (2021). Self-focused attention and safety behaviours maintain social anxiety in adolescents: An experimental study. PLOS ONE, 16(2), e0247703. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0247703.

National Institute for Health and Care Excellence. (2013, updated 2024). Social anxiety disorder: Recognition, assessment and treatment (Clinical guideline CG159). Consulter les recommandations.